vue Dijon, Mont-Afrique
vue Dijon, Mont-Afrique

~~ Le visage de la planète évolue sans interruption depuis sa création. Sur des milliers, des millions d'années, des processus liés aux mouvements des plaques tectoniques façonnent en permanence la planète. Des chaînes de montagnes se créent, des mers et des océans apparaissent puis disparaissent. L'érosion, des processus chimiques et mécaniques se mettent en œuvre pour contribuer eux aussi à l'évolution des milieux et des paysages. Ceux de la région dijonnaise, tels que nous les voyons aujourd'hui, ont pris leurs formes vers le milieu de l'ère tertiaire, il y a environ 38 millions d'années. Ils sont une des conséquences de l'apparition du massif alpin. Mais à quoi ressemblait notre région auparavant ?

falaises calcaires Fixin (Côte d'Or)
falaises calcaires Fixin (Côte d'Or)

Durant l’ère primaire, le sol était constitué essentiellement de granit. Au jurassique, il y a 200 millions d'années, sous le climat tropical qui régnait alors, la région a vu s’avancer des mers chaudes et agitées. Par conséquent, là où nous marchons, la mer recouvrait tout. Les cadavres d'animaux marins et coquillages se sont déposés sur le fond pour former des couches. C'est ce que l'on appelle les sédiments. Ces couches se tassent sous leur propre poids, et au fil des millions d'années, finissent par se solidifier pour donner naissance à de la roche appelée calcaire. On trouve le témoignage de l'époque où la mer était présente sous la forme de fossiles d'animaux marins, dont de nombreux crustacées.

Plaine de la Saône, vue plateau de Chenôve
Plaine de la Saône, vue plateau de Chenôve

A la fin de l'ère du Jurassique, il y a 160 millions d'années, la mer s'est retirée, les terres ont émergé. Puis, il y a 38 millions d'années, des mouvements de plaques tectoniques ont abouti à la création du massif alpin. Des failles, des plissements, des inclinaisons se sont créés. La plaine de la Saône s'est effondrée, l'érosion à fait son travail pour aboutir aux paysages que nous connaissons aujourd'hui.

La plaine de la Saône vue depuis le Plateau de Chenôve.. Il y a 38 millions d'années ce bassin s'est effondré sous l'effet de la poussée engendrée par l'apparition du massif alpin pour donner naissance à cette vaste plaine aux sols bien différents des nôtres. La Côte dijonnaise est dotée de sols argilo-calcaires tandis que la plaine bénéficie de sols limoneux (constitués de particules beaucoup plus fines) qui se travaillent beaucoup plus facilement, plus adaptés aux cultures maraichères.

Site géologique du plateau de ChenôveSite géologique du plateau de Chenôve
Site géologique du plateau de ChenôveSite géologique du plateau de Chenôve

Site géologique du plateau de Chenôve

Des anciennes carrières de la Cras et du plateau de Chenôve, ont été extraites des pierres ayant servi à la construction de nombreux maisons et monuments dijonnais. On peut comprendre, en regardant les coupes transversales, le mille feuilles géologique. On peut se rendre compte de la faible profondeur des sols qui composent la pelouse calcaire.Des anciennes carrières de la Cras et du plateau de Chenôve, ont été extraites des pierres ayant servi à la construction de nombreux maisons et monuments dijonnais. On peut comprendre, en regardant les coupes transversales, le mille feuilles géologique. On peut se rendre compte de la faible profondeur des sols qui composent la pelouse calcaire.Des anciennes carrières de la Cras et du plateau de Chenôve, ont été extraites des pierres ayant servi à la construction de nombreux maisons et monuments dijonnais. On peut comprendre, en regardant les coupes transversales, le mille feuilles géologique. On peut se rendre compte de la faible profondeur des sols qui composent la pelouse calcaire.

Des anciennes carrières de la Cras et du plateau de Chenôve, ont été extraites des pierres ayant servi à la construction de nombreux maisons et monuments dijonnais. On peut comprendre, en regardant les coupes transversales, le mille feuilles géologique. On peut se rendre compte de la faible profondeur des sols qui composent la pelouse calcaire.

vignoble à Marsannay-la-côte
vignoble à Marsannay-la-côte

Notre période fut d’abord glaciaire. La Bourgogne, située à la limite de la calotte de glace ne fut pas recouverte. Elle a tout de même subi des phases de gel et de dégel qui ont provoqué la désagrégation des pierres calcaires. Pourtant son paysage n’a pas été transformé. Ainsi au fil des temps géologiques les sols se forment et se transforment sous l'effet de phénomènes chimiques (pluie, par exemple) et mécaniques (gel-dégel).

La région dijonnaise se trouve à la pointe nord de la côte des vins qui a fait en grande partie la réputation de la Bourgogne. On y trouve certains des grands crus les plus renommés au monde (Côte de Beaune, Côte de Nuits, Hautes côtes et Côte chalonnaise). L'identité de ces terroirs vient de la nature des sols qui ont évolués depuis des millions d'années pour aboutir à des sols formés de marnes, de calcaires argileux, et de cailloutis calcaires. Les propriétés des terroirs, associées aux conditions d'exposition et climatiques, ont permis l'implantation et la culture de la vigne depuis des milliers d'années en Bourgogne. Ici à Marsannay-la-Côte (oct..2014). La culture de la vigne se poursuit jusqu'aux portes de la ville, sur les pentes du plateau de Chenôve, dans le quartier des valendons, ou encore sur le plateau de la Cras à Dijon.

Vigne du clos du roy, Chenôve

Vigne du clos du roy, Chenôve

Vignes du quartier des Valendons, Dijon

Vignes du quartier des Valendons, Dijon

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